dyscalculie

Avant de commencer une thérapie de la dyscalculie, il est important d’établir par un diagnostic détaillé les difficultés spécifiques de chaque enfant individuellement. Comme pour toute thérapie de trouble d’apprentissage, il est essentiel de considérer chaque enfant individuellement. En établissant par un bilan cognitif détaillé non seulement les points faibles, mais aussi les points forts d’un enfant, on arrive à planifier une prise en charge taillée sur mesure. La thérapie consiste surtout à travailler les bases numériques au rythme propre de l’enfant en difficultés, qui est souvent dépassé par le rythme plus accentué des autres enfants à l’école. Nous essayons de reconstruire le sens du nombre et de travailler les différentes règles qui gèrent la langue du nombre à travers des jeux.
Particulièrement, nous travaillons l’automatisation des faits arithmétiques pour que l’enfant puisse se construire un vocabulaire arithmétique. Récupérer le résultat d’une simple addition dans sa mémoire est beaucoup plus rapide et évitera à l’enfant de se relancer à chaque fois dans des calculs laborieux en utilisant des stratégies immatures, comme par exemple le comptage sur les doigts. L’utilisation des doigts fait signe d’une incertitude de l’enfant, si on lui interdit tout simplement de s’en servir, il reste le plus souvent sans outil face aux calculs. En travaillant sur l’encodage des faits arithmétiques en mémoire, l’enfant va généralement laisser tomber le comptage sur les doigts pour profiter de la récupération en mémoire qui est moins lourde. En conséquence d’une mémorisation des faits arithmétiques la mémoire de travail de l’enfant est soulagée, ce qui lui permettra de se concentrer sur des nouveaux apprentissages.